Il s’agit d’un très important groupe comportant plus d’un millier d’espèces dont plusieurs ont une importance capitale dans notre économie.
A l’exception des Marquises, 2 espèces ont un rôle alimentaire important : le bénitier « pahua » et le turbo « ma’oa ».

Pour de nombreuses autres espèces, leur importance varie selon les archipels :
- pour les Tuamotu, on peut citer la pieuvre « fe’e » et la palourde « ‘ahi » ;
- pour les Marquises la porcelaine « poreho » et le chiton « mama » ;
- pour les Iles Sous Le Vent, la coque « tu’a’i » et le sept-doigts « tara hitu » ;
- pour les Iles du Vent le vermet « u’a’o ».
Depuis leur introduction en Polynésie française, 2 espèces ont une importance alimentaire non négligeable depuis les années 80 : le troca « toroka » et le burgau « ma’oa taratoni ».
Enfin, depuis quelques années, les muscles adducteurs « korori » des huîtres perlières sont de plus en plus appréciés.
En plus de l’intérêt alimentaire, 3 espèces ont un rôle économique très important : l’huître perlière « parau », le troca et le burgau.
L’exploitation de l’huître perlière a débuté dès le début du XIXe siècle dans les atolls des Tuamotu et visait tant la nacre que les perles. Entre 1889 et 1980, 45.000 tonnes de nacre ont été exportées aboutissant à une surexploitation des stocks naturels. La mise au point du collectage de naissain à la fin des années 70, a permis tant l’essor de la perliculture que la régénération des stocks des lagons.
Le troca dont l’introduction date de 1957, a commencé à être exploité à partir de 1971. A fin 2006, officiellement plus de 2.600 tonnes de coquille ont été pêchées pour une valeur départ pêcheur de 340 millions F CFP.

Dans la réalité, les quantités exploitées sont très supérieures mais sans valorisation des coquilles puisque la commercialisation des coquilles hors des périodes autorisées est illégale.
Le burgau, a été introduit en Polynésie française en 1967. Seules 3 pêches ont été autorisées en 1993, 1995 et 2000 aboutissants à 104 tonnes de coquille pour 150 millions F CFP.

Enfin, il ne faut pas oublier le secteur de l’artisanat local qui valorise de nombreux « coquillages » dans la confection de colliers et d’œuvres artisanales diverses.

En raison de leur raréfaction, 4 espèces sont protégées : le triton « pu », les 2 casques « pu tara », la moule géante « o’ota » et 4 espèces sont réglementées : troca, burgau, huître perlière et bénitier.
Fiche : Conseils clés pour mieux gérer les pêcheries de trocas
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