Techniques de pêche
Les principaux types de techniques
La pêche lagonaire ne demande que peu de moyens et peut s’exercer par un grand nombre de personnes. L’extrême diversité des prises lagonaires explique l’existence d’un grand nombre de techniques de pêche, adaptée chacune à des organismes parfois très spécifiques.
Les principaux types des techniques de pêche lagonaires sont les suivantes :
- La pêche « à pied », ne nécessite que peu d’équipements ; elle est aussi variée que le ramassage des « maoa » sur le récif, la pêche des langoustes de nuit au lamparo, la pêche des poissons au harpon ou au couteau sur le récif, le ramassage des coquillages, la capture des « popoti » ou « toetoe » sur la plage, la récolte des « mama » sur les rochers, la collecte des "fetu’e" sur le récif, etc...
- La pêche en plongée peut se pratiquer à mains nues (exemple ramassage d’holothuries « rori » ou de coquillages), avec un outil (pêche des oursins « vana » avec un crochet, pêche des bénitiers « pahua » avec un tournevis) ou encore pêche au fusil sous-marin. Cette dernière technique, très utilisée, s’effectue de jour ou de nuit avec une torche et présente l’avantage pour le pêcheur de pouvoir sélectionner les prises capturées. Des espèces très cotées telle que les nasons « ume », les rougets « i’ihi » et les perroquets « uhu » sont capturées avec cette technique, en particulier lorsqu’elle est pratiquée la nuit. La grande efficacité de le pêche sous-marine de nuit au fusil a fait de nombreux adeptes mais aussi de plus en plus de détracteurs.
- La pêche au filet est très commune et présente une grande diversité :
o le filet maillant « parava », où le poisson se coince dans les mailles du filet - les perroquets « paati/pahoro », chirurgiens « maito », rougets « iihi », carangues « pa’aihere » en sont les cibles privilégiés,
o le filet entonnoir conduisant à une nasse « ha’apua » cible les mêmes poissons que précédemment,
o le filet encerclant « fa’a’ati » à petites mailles ou senne de plage qui cible les « ature », « ouma » et « ina’a » à Tahiti et les « uhu raepu’u », « marava », « mata anaana » et « nanue » dans certaines îles des Tuamotu,
o l’épervier « upe’a taora » cible les jeunes surmulets « ouma », mulets « aua » ou carangues « harehare » qui circulent le long des plages.
- La pêche à la ligne se décline également en de nombreuses variantes : ligne à main à un ou plusieurs hameçons, pêche à la palangrotte, pêche à la traîne, ligne de fond, pêche avec des leurres artificiels, pêche avec appât naturel, pêche à l’appât vivant, pêche au lamparo, pêche au lancer etc...

- Les parcs ou pièges à poissons sont largement répandus aux Tuamotu et aux Iles Sous-Le-Vent. Ils représentent habituellement plus de 80% des captures dans ces zones. Ces grands enclos ou " parcs " sont installés le plus souvent sur les côtés des passes ou dans les chenaux inter-motu. Traditionnellement construits à partir de matériaux naturels trouvés sur place (pierres, coraux), les parcs à poissons utilisent, depuis une quarantaine d’années, du grillage en acier galvanisé tendu sur des piquets en fer. Un bon exemple de ces parcs traditionnels peut être visible à Maeva - Huahine au lac Fauna nui.

- La pêche au casier ou à la nasse « fa’a » cible la capture de certains poissons (chirurgien « para’i », perches « to’au ») ou des crabes verts « pa’apa’a » avec des nasses classiques « fa’a » ou encore les « tata » des Iles sous le Vent.
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