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Les formations et les métiers

Observateur embarqué

1/ Les missions des observateurs

Les missions des observateurs consistent à :

· Être les artisans du partenariat entre les services du pays, les scientifiques et les pêcheurs professionnels.

· Entretenir avec un réseau de pêcheurs professionnels des relations de collaboration et de confiance.

· S’efforcer de répondre à leurs questions pour mieux appréhender les problématiques de la pêche et en particulier comprendre cette nécessité de suivre la pêcherie pour mieux connaître l’état de nos ressources.

· Respecter la démarche scientifique par la mise en oeuvre des protocoles et du plan d’échantillonnage.

· Récolter la donnée sur le terrain avec rigueur scientifique (peser, mesurer, prélever, interroger).

· Transmettre à la profession la valorisation qui est faite des données recueillies (principaux résultats et actions concrètes).

2/ Le travail de l’observateur à bord

L’observateur est une personne compétente dédiée à la collecte de données scientifiques.

Après avoir suivi une formation spécifique, le travail de l’observateur embarqué à bord d’un navire de pêche consiste à collecter des données scientifiques relatives à l’opération de pêche. Il observe les activités des navires et l’ensemble des captures sans gêner le travail de l’équipage. Il consigne toutes ses observations sur des bordereaux adaptés. Les méthodes de recueil de données répondent à un protocole scientifique unique.

Les données recueillies sont intégrées dans un réseau régional de collecte de données scientifiques et sont utilisées par les scientifiques pour comprendre les interactions pêche – écosystème.

L’observateur embarqué travaille en relation avec la communauté scientifique et les pêcheurs professionnels.

En Polynésie française, les observateurs travaillent directement pour le Ministère en charge de la pêche, au travers du service de la Pêche.

L’indépendance des observateurs garantit l’impartialité des données recueillies.

Les données recueillies par les observateurs s’ajoutent à d’autres informations récoltées par des moyens d’observation complémentaires, et en particulier le travail des échantillonneurs à quai.

Le partenariat pêcheur-observateur est au cœur du réseau d’observation. L’observateur embarqué sollicite l’accord du patron du navire sauf dans le cas où l’observation en mer est inhérente à l’activité de pêche.

Quand le capitaine embarque un observateur,il s’engage à se comporter comme lorsqu’il n’y a pas d’observateur, afin que ce dernier puisse observer l’activité habituelle du navire.

L’observateur ne doit absolument pas participer aux opérations de pêche.

3/ Utilité et exploitation des données recueillies

Des données qui alimentent une base de données commune

Après l’embarquement, les observateurs transmettent leurs données aux instituts scientifiques de la commission thonière du Pacifique Centre et Ouest (WCPFC). Ces données sont stockées dans une base de données, gérée par le Secrétariat Général de la Communauté du Pacifique à Nouméa, qui regroupe l’ensemble des données d’observation de la région.

Des données confidentielles et sécurisées

Les données appartiennent au Service de la pêche de Polynésie française. Elles sont confidentielles ; la base de données, sécurisée, est accessible uniquement aux instituts scientifiques chargés de valoriser ces données.

Aucune donnée nominative ne peut être diffusée.

Des données utiles dans une perspective de pêche durable

Dans une perspective de pêche durable, ces données constituent une partie de la matière première utile aux scientifiques pour :

· Améliorer les diagnostics de l’état des stocks et les prévisions des possibilités de pêche ;

· Comprendre le fonctionnement de l’écosystème marin ;

· Comprendre l’interaction de la pêche avec les communautés de poissons, coquillages et crustacés et avec l’écosystème.


Des restitutions synthétiques transmises aux professionnels

Chaque année, des bilans sont établis et restitués lors des comités de la commission thonière.

Ces informations sont restituées aux professionnels, sous forme de documents disponibles aux bureaux du service de la pêche ou de réunion sur le port de pêche

La Direction des Ressources Marines et Minières ne fait pas de formation. Nous employons des observateurs mais ils ont été initialement formé par le Secrétariat de la Communauté du Pacifique à Nouméa en Nouvelle-Calédonie. Vous pouvez les contacter directement via leur site (www.spc.int) pour de plus amples renseignements sur ce métier dans le Pacifique.

Marin pêcheur

Le marin pêcheur doit disposer de notions élémentaires dans le domaine de la navigation et de la pêche. Les meilleurs marins pêcheurs peuvent devenir les fileteurs de bord, ou avec l’expérience, chef de pont.

La formation existante s’adresse aux demandeurs d’emplois. Elle est prise en charge par le SEFI. Elle dure 21 semaines et est dispensée par le Fare Tautai. La réussite de cette formation permet au stagiaire de recevoir :

-  un certificat de formation professionnelle de marin pêcheur

-  un Certificat d’Initiation Nautique (CIN)

Statut du Marin pêcheur : Loi du Pays n° 2013-2 du 14 janvier 2013 portant dispositions diverses applicables au marin pêcheur

Le marin pêcheur

La pêche hauturière se pratique au grand large, en haute mer et hors de vue des côtes en opposition à la pêche côtière.

La pêche hauturière se pratique surtout sur :

• des thoniers de pêche fraîche (13 à 23 m) pour des marées de 4 à 15 jours,
• des thoniers congélateurs (21 à 33 m) pour des marées de 20 à 60 jours.

Le poisson est très souvent conditionné à bord. Ces thoniers peuvent conserver leurs prises en congelé ou en frais, sur glace ou viviers de saumure réfrigérée. On compte de 4 à 8 hommes par bateau.

Le marin pêcheur - pêche hauturière

Le SEFI en partenariat avec la CCISM Formation, propose une formation professionnelle qualifiante afin de préparer des demandeurs d’emploi au métier de marin pêcheur à la pêche hauturière, en leur donnant des connaissances sur :

• les techniques de la conduite et de l’entretien du navire,
• les techniques de la pêche hauturière et le traitement des captures (conservation et valorisation).

L’obtention du CIN (Certificat d’initiation nautique « pêche et cultures marines ») est nécessaire pour la validation de la formation qui ne peut actuellement être dispensée qu’à Papeete.

Marin pêcheur (Titulaire du CIN)

Le marin pêcheur doit disposer de notions élémentaires dans le domaine de la navigation et de la pêche. Les meilleurs marins pêcheurs peuvent devenir les fileteurs de bord, ou avec l’expérience, chef de pont.

  • Formation : à la capture, à la conservation, au traitement et au conditionnement des prises.
  • Débouchés : fileteur de bord, chef de pont.

Long Line

  • Formation des marins pêcheurs : aux techniques de pêche, à la valorisation du produit, la réglementation maritime, la navigation, la sécurité en mer….

Patron de pêche

Un propriétaire exploitant est un patron de pêche et un chef d’entreprise doté de solides capacités de gestion.

Devenir patron pêcheur requiert un investissement humain et un investissement financier très importants.

Cette formation s’adresse aux titulaires du module Marin pêcheur et du Brevet de capitaine (BC 200 ou BC 500).

  • Formation  : apporter aux capitaines de navires de pêche un complément de formation sur les techniques de pêche et l’environnement professionnel.

Ces patrons pêcheurs doivent détenir le brevet professionnel suivant :

• Brevet de capitaine de pêche au large : titre de commandement d’un navire de pêche inférieur ou égal à 25 m destiné à la pêche hauturière définie par une durée à la mer supérieure à 120 h (≥ 5 jours).

Patron de pêche au large

Être lieutenant de pêche avec 12 mois de navigation.

  • Formation  : maîtriser les techniques de pêche, de conditionnement, de traitement/conservation des prises, les règles du commerce, d’hygiène, de gestion de la ressource…

Fileteur / Filmeur

Un fileteur est une personne spécialisée dans le filetage des poissons. Les fileteurs travaillent souvent pour le compte de mareyeurs qui vendent leurs poissons en gros. Le Fare Tautai donne une bonne formation au filetage/ filmage de poissons. Les fileteurs peuvent également travailler à bord des thoniers (mixte ou congelé) où ils s’occupent de mettre en longe le poisson avant sa congélation.

  • Formation  : apprentissage des techniques de découpe et de conditionnement de poisson frais destiné à la vente ou à l’exportation.

Transformation des produits de la mer

  • Formation  : apporter un complément de formation dans la transformation des produits de la mer, la conservation du poisson, la présentation (filmage, packaging…).

Mécanicien

Le mécanicien est le pêcheur qui assure en particulier l’entretien des machines. C’est un poste clé sur un thonier.

Le CMMPF offre différentes formations de mécaniciens selon la puissance visée. La formation de mécanicien n’est pas spécifique à la pêche :

• Brevet de motoriste 250 KW
• Brevet de motoriste 750 KW
• Chef mécanicien 3000 KW

Capitaine de pêche hauturière

Un capitaine de pêche hauturière commande un thonier et son équipage.

Il doit maîtriser la technique de la pêche à la palangre horizontale. Un bon capitaine de pêche est aussi un meneur d’hommes, capable de gérer la motivation et la fatigue de son équipage.

• Capitaine 3000 UMS

Le CMMPF offre des formations adaptées à cette fonction.