Aquaculture

Formation aquaculteur

Existe t-il une formation aquaculteur en Polynésie française ?

A l’heure actuelle, il n’y a pas de formation dispensée pour les porteurs de projets dans le domaine de l’aquaculture en Polynésie française.

Le service de la Pêche peut accueillir des stagiaires (stage non diplômant et non rémunéré) seulement dans 2 cas de figures :

1) La ferme est déjà opérationnelle et peut accueillir ses premiers alevins. Sur demande du responsable de la ferme, le service de la Pêche peut proposer une formation à la technique d’élevage en cages sur un minimum de 2 mois.

2) Un stage volontaire non rémunéré d’un minimum de 3 mois pour une formation générale aux techniques de production. Cela implique un engagement fort de la personne désireuse d’être formée et toujours dans le but de vouloir créer une activité piscicole.

Si le demandeur répond à l’une de ces 2 catégories, nous pouvons envisager une formation sur la technique de grossissement. Cependant, elle ne sera possible qu’en fonction des disponibilités en personnelle et des ressources aussi bien vivantes (alevins) que matériel (filets etc..).

L’ÉLEVAGE DE LA CREVETTE

L’ÉLEVAGE DE LA CREVETTE

Je voudrais me lancer dans la production de crevettes d’élevage des espèces les mieux adaptées à l’environnement local, destinée à l’exportation. Exploitation d’une ferme d’élevage de crevettes (eau douce - eau de mer) d’une superficie d’un hectare au Sénégal. Qui dois-je consulter ?

Consultants en aquaculture : Jacques Trichereau jtrichereau@ideeaquaculture.com . Dans la région Afrique : AQUAMAY AQUAMAY@wanadoo.fr de Mayotte.

Conchyliculture

Conchyliculture

(Référence : Wikipédia, l’encyclopédie libre)

La conchyliculture est l’élevage des mollusques conchifères (c’est à dire les coquillages en général).

Les types les plus courants de conchyliculture sont :

  • l’ostréiculture (élevage des huîtres) ;
  • la mytiliculture (élevage des moules) ;
  • la vénériculture (élevage des palourdes)
  • la cérastoculture (élevage des coques)
  • la pectiniculture (élevage des coquilles Saint-Jacques et autres pectinidés).
  • l’halioticulture (élevage des ormeaux)

Historique

Les coquillages sont mangés depuis toujours. Les Romains appréciaient les huîtres et les faisaient venir de contrées lointaines. Les coquillages cueillis étaient issus des gisements naturels. Les premiers parcs à huîtres sont construit au XIXe siècle.

Les productions nationales
Brésil

La région Sud est la région la plus développée pour la production d’huîtres et de moules, et notamment l’État de Santa Catarina avec 9 801 tonnes de moules et 2 512 tonnes d’huîtres. En seconde position pour les moules, l’État d’Espírito Santo (400 tonnes) et celui du Paraná pour les huîtres (126 tonnes).

Capacité :

  • ostréicole : 2 682 tonnes
  • mytilicole : 10 380 tonnes

France

La France est le premier ou second pays conchylicole en Europe. Pour exercer sur le domaine public, il faut obtenir une concession auprès des autorités. En 2007, il existe 52.600 concessions sur le domaine public maritime qui occupent une superficie de 1 700 km² soit 18 100 hectares et 1 700 km de lignes de bouchots. D’autre part 2 400 hectares sont utilisés sur domaine privé. Plus de 21 500 personnes dont 7 000 à temps plein travaillent sur les exploitations conchylicoles. Les principales régions productrices sont Poitou-Charentes (44 % des ventes à la consommation d’huîtres et 13 % de celles de moules) et la Bretagne (21 % d’huîtres et 35 % de moules).

La France exporte plus d’huîtres qu’elle n’en importe, en revanche, les importations de moules dépassent très largement les exportations.

Canada

La conchyliculture est une activité relativement récente au Canada, plus ancienne sur la côte Ouest.

Elle produit surtout des moules et des huîtres, et aussi des myes (palourdes) et des pétoncles.

Sur la côte pacifique, en Colombie-Britannique, la palourde (Venerupis ou Ruditapes philipinarum), l’huître pacifique, les moules et la coquille St Jacques japonaise (Patinopecten yessoensis) forment les bases de la conchyliculture.

Sur la côte atlantique, on trouve des moules, des huîtres de Virgine (Crassostrea virginica), des pétoncles (Placopecten magellanicus). La province où la conchyliculture est la plus développée est l’Ile-du-Prince-Edouard.

Pays Bas

Les techniques d’élevage

La méthode d’élevage varie selon les régions, les traditions, les bivalves et le profil de l’estran (portion de côte découverte par les marées).

Culture surélevée

C’est un type de conchyliculture dans lequel les mollusques sont élevés sur une structure (table, cadre ou tréteau) installée sur le substrat. Les mollusques ne sont pas en contact direct avec le substrat. Les conchyliculteurs français de Méditerranée utilise la technique des tables d’élevage pour leurs huîtres et leurs moules. L’absence de marée sur ces côtes a permis le développement d’une technique d’élevage en suspension et donc en immersion permanente.

Suite à de nombreux essais sur différents supports la méthode des tables est mise au point dans les années 1920. La "table d’élevage" est constituée d’un cadre de bois ou de métal soutenu à 2 mètres au-dessus de l’eau par des pieux enfoncés dans le sol. L’unité utilisée actuellement est composée de 33 pieux soutenant un cadre sur lequel sont disposées 50 perches. Une "table" ainsi constituée mesure généralement 50 mètres sur 12.

Culture suspendue

Ce type de conchyliculture dans lequel les mollusques ne sont pas en contact direct avec le substrat, mais sont élevés dans des structures suspendues dans la colonne d’eau à des filières ou des radeaux, est similaire au précédent. Cette technique est utilisée en Corse et en Espagne.

Sur chaque perche sont attachées une série de liens permettant de soutenir les "cordes" de moules ou d’huîtres qui y sont reliées.

Culture sur le fond

Ce type de conchyliculture dans lequel les mollusques sont élevés dans ou sur le substrat et sont exposés à l’air pendant une partie du cycle maréal. On parle aussi de culture à plat ou d’élevage à plat ou sur le fond.

Les bouchots sont des alignements de pieux sur lesquels sont fixes les bivalves.

L’écologie des zones conchylicoles

Les eaux côtières abritent souvent naturellement des palourdes, de moules, de pétoncles et d’huîtres propres à la consommation humaine ; la pêche de ces mollusques sauvages ou ceux de culture peut être pourtant interdite à l’intérieur de vastes secteurs de la côte pour cause d’une contamination par les eaux usées ou des concentrations nocives d’algues toxiques, de toxines et d’agents pathogènes, d’origine naturelle ou humaine.

Les coquillages et leurs habitats sont d’excellents indicateurs de l’état de santé bactériologique de l’environnement marin. Les coliformes fécaux indiquent par exemple la présence dans l’eau de matières fécales et d’organismes qui peuvent être pathogènes. La sévérité des normes se justifie car, étant donné que les mollusques bivalves se nourrissent par filtration, ils concentrent dans leur chair des bactéries, des virus et des toxines qui peuvent être mortelles pour l’homme.
Les organismes de contrôle

Ifremer joue un rôle essentiel dans la surveillance des maladies affectant les élevages (surveillance zoosanitaire REPAMO ainsi que dans la surveillance de la qualité des eaux d’élevage (surveillance sanitaire des réseaux de l’Environnement.

Cette surveillance permet de prévenir l’extension des maladies ou la dégradation du milieu d’élevage. Un réseau de suivi des tendances géographiques et chronologiques de la survie, de la croissance et de la qualité des huîtres creuses accompagne cette surveillance (REMORA).

Mais pour aller au-delà de cette prévention et trouver des solutions aux perturbations des élevages ou valoriser les produits d’aquaculture, Ifremer a engagé différents programmes de recherche auxquels sont associés des partenaires scientifiques et professionnels.

Voir aussi

  1. a et b http://www.ubifrance.fr/secteur/fiche.asp?secteur=52&cleautonomy=2282423 La pêche, l’aquaculture et la conchyliculture au Brésil
  2. a, b, c et d Ministère de la Pêche
  3. http://www.dfo-mpo.gc.ca/aquaculture/shellfish-mollusques-fra.htm Page de Pêches et Océans Canada sur l’aquaculture marine
  4. Atlas d’aquaculture du Canada
  5. http://www.aquaculturepei.com/ Site de l’Association professionnelle à l’Ile-du-Prince-Edouard