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Actualité du Ministère en charge des ressources marines

Tearii Alpha en quête de partenariats pour développer nos ressources propres

Tearii Alpha en quête de partenariats pour développer nos ressources propres


Le ministre du Développement des ressources primaires, des Affaires foncières et de la Valorisation du domaine, Tearii Alpha, a rencontré, jeudi matin à Paris, le président de l’Ifremer, François Jacq. Les discussions ont porté sur le développement en Polynésie française, de la recherche et des pistes d’exploitation dédiées aux ressources marines.
Tearii Alpha a d’emblée exprimé sa volonté de développer davantage ce secteur, en partenariat avec l’établissement et l’ensemble des organismes de recherche français. Il a souligné, à ce titre, le potentiel économique considérable des ressources océaniques et insisté sur l’intérêt croissant qu’elles suscitent auprès de grandes puissances telles que les Etats-Unis et la Chine.
Saluant le travail déjà réalisé avec le Pays, l’IRD, l’Université de Polynésie française, ou encore le Criobe, François Jacq a assuré partager l’ambition du ministre et indiqué être favorable, dans cette perspective, à la création d’une plateforme multidisciplinaire réunissant l’ensemble des organismes de recherche français.
Projet de convention-cadre avec le Cirad et l’Inra

Dans le même esprit de mutualisation des moyens, le ministre a reçu quelques heures plus tard, à la Délégation de la Polynésie française à Paris, le président du Cirad, Michel Eddi et le directeur de l’action régionale, de l’enseignement supérieur et de l’Europe de l’Inra, Philippe Chemineau.Lors de la réunion, Tearii Alpha a insisté sur son objectif de valorisation des ressources naturelles du territoire et son intention de miser sur les filières d’avenir, telles les biotechnologies, qui représentent à ses yeux, un important potentiel économique.
Michel Eddi a affirmé s’inscrire parfaitement dans la même perspective et assuré être prêt à accompagner cette démarche, en apportant notamment l’expertise de l’établissement. Il a, par ailleurs, proposé au ministre d’établir une convention-cadre liant le Pays, le Cirad, l’Inra et l’Etat.

Discussions avec le Cnam

En fin d’après-midi, Tearii Alpha a été reçu par l’administrateur général du Conservatoire national des arts et métiers (Cnam), Olivier Faron. Les discussions ont porté sur les pistes de collaboration qui pourraient être mises en œuvre pour développer en Polynésie française,l’offre de formation de proximité dédiées aux métiers de la mer et de l’agriculture.
Le ministre a exposé son souhait d’axer notamment son action sur l’aquaculture biologique et l’agriculture verte et de former les Polynésiens pour concrétiser cette ambition. Olivier Faron a assuré être prêt à développer, en partenariat avec le Pays et en concertation avec l’antenne du Cnam basée à Tahiti, une offre de formation sur mesure, adaptée aux besoins de la Polynésie. Les discussions se poursuivront dans les prochains mois, notamment lors de la prochaine venue d’Olivier Faron en Polynésie française, en juillet.

Le Cluster maritime “en phase” avec le président Fritch sur le projet de ferme aquacole

Le Cluster maritime “en phase” avec le président Fritch sur le projet de ferme aquacole


Dans un communiqué que nous reproduisons ci-dessous, le Cluster maritime de Polynésie française se dit “en phase” avec le président Fritch sur le projet de ferme aquacole à Hau et la manière de le voir aboutir.

Lors de l’émission « Sans Tabu » diffusée le 20 février à 19h30, l’animatrice a énoncé un raccourci orienté de la position du Cluster Maritime de Polynésie française (CMPF) sur le projet aquacole de Hao.
Il faut rappeler que le Cluster Maritime de Polynésie française est aujourd’hui le principal regroupement des acteurs économiques et associatifs des différents secteurs du maritime polynésien. Son objet est de favoriser la montée en puissance de l’économie maritime, qui déjà la seconde économie du Pays, avec 40 milliards de retombées en moyenne chaque année.
Pour cela, il organise depuis 2014 un Forum de l’économie maritime en Polynésie française. Il organise également différentes tables rondes, groupes de travail et assises thématiques. Il fait la promotion des filières du maritime tant pour la formation initiale que pour encourager les polynésiens à intégrer les plus hautes écoles nationales.
En outre, il intercède, accompagne et encourage tous les investisseurs, locaux et étrangers, dans l’étude et la réalisation de projets transversaux permettant de générer une dynamique économique positive en lien avec le maritime, avec le souci affirmé de la préservation de la ressource, des espaces, et des cadres de vie pour les populations.
Le soutien du Cluster au développement de la filière aquacole, dont le potentiel est avéré, est une évidence. S’agissant du projet de Hao, depuis les toutes premières réflexions et annonces, le CMPF s’est voulu à la fois vigilant et constructif, participant aux réunions en continu depuis 3 ans, pour apporter à la fois l’expertise et le dynamisme des acteurs locaux.
Le Président du Cluster Maritime s’est positionné favorablement à diverses reprises, en souhaitant que les acteurs locaux puissent être associés davantage. Il a par ailleurs invité M. Wang Chen, président de Tian Rui Investment à adhérer au Cluster pour mieux l’aider dans la réalisation de ce projet et constituer des synergies avec les acteurs locaux.
La réponse du Président du Pays indiquant que « tout cela ne peut se réaliser en trois mois » est totalement en phase avec la position des membres du Cluster qui participent avec régularité, constance, application, sens des responsabilités, à ces travaux, et avec le souhait d’y être impliqués toujours davantage.

Innovation - Coopération entre la Polynésie française et la SA ICP- Texinfine dans le domaine des biotechnologies

Innovation - Coopération entre la Polynésie française et la SA ICP- Texinfine dans le domaine des biotechnologies

Le Ministre du développement des ressources primaires, des affaires foncières et de la valorisation du domaine, Tearii ALPHA, a entériné une collaboration importante entre la Polynésie française et le docteur Gilles GUTTIEREZ, PDG de la société ICP-Texinfine SA dont le siège est situé sur l’île de Malte et présente en Polynésie française avec sa filiale TEXINFINE TAHITI SAS basée à Moorea. L’objectif de cette coopération est de développer un laboratoire de recherches pour la fabrication, l’utilisation et l’exportation de produits pharmacologiques élaborés à partir de végétaux terrestres et marins de Polynésie française. Ainsi, cinq conventions ont été signées dans les domaines de la perliculture et de l’aquaculture ainsi que pour la valorisation de principes actifs végétaux locaux dans le domaine de la santé et du « bien être » humain.

ICP-Texinfine, est un laboratoire de recherche, spécialisé dans le domaine des biotechnologies, dont les travaux consistent à mettre en exergue les propriétés biologiques de certaines espèces végétales terrestres ou marines de notre environnement afin d’améliorer le bien-être des personnes, mais aussi celui de populations animales en élevage.
De par les publications scientifiques envisagées, ces projets donneront un éclairage nouveau sur la Polynésie française en matière de recherche appliquée et donc d’innovation en biotechnologie, ce qui pourra intéresser des chercheurs et investisseurs potentiels.
Les extraits naturels produits en Polynésie française seront commercialisés localement mais également à l’export, ce qui créera à terme des emplois dans le secteur de la production primaire (agriculture, pêche, aquaculture), de la transformation et de l’innovation.

Le Vice-président rencontre les experts travaillant à l’élaboration du schéma directeur de développement de la pêche hauturière

Le Vice-président rencontre les experts travaillant à l’élaboration du schéma directeur de développement de la pêche hauturière

Le bureau d’étude Fisheries & Maritime Affairs (F&S) a été retenu pour réaliser les travaux de l’élaboration du schéma directeur de développement de la pêche hauturière en Polynésie française. Ceux-ci consistent à évaluer l’ensemble des scénarios de développement possibles et à les hiérarchiser selon des critères définis en concertation entre pouvoirs publics et opérateurs privés.

Le résultat attendu est un document de programmation décliné en actions à mener incluant les efforts techniques et financiers à fournir par l’ensemble des parties prenantes sur une perspective décennale.

Le coût de l’étude est de 21 056 026 Fcfp HT, financé à 50% par le Pays et 50% par l’AFD (Agence Française de développement).

C’est dans ce cadre que le Vice-président, Teva Rohfritsch, a rencontré, vendredi, Yves Boixel (Directeur associé de F&S, spécialiste en affaires maritimes) et Benoit Caillard (halieute) afin de faire un bilan des discussions engagées entre les services du Pays, de l’Etat, ainsi que les professionnels du secteur. Une seconde mission aura lieu la dernière semaine du mois de mars 2017. La livraison du document final définissant la stratégie la mieux adaptée à la pêche hauturière polynésienne est prévue début juin 2017.

Le ministre Tearii Alpha est en charge désormais du suivi technique de l’élaboration du schéma directeur.

Lancement de l’évaluation pour l’obtention de l’éco-certification MSC de la pêcherie palangrière au thon de la Polynésie française

Lancement de l’évaluation pour l’obtention de l’éco-certification MSC de la pêcherie palangrière au thon de la Polynésie française

Le projet d’éco-certification de la pêcherie palangrière polynésienne a été initié par le Pays en 2009 afin de répondre à une demande croissante de produits certifiés durables dans le secteur des produits de la pêche. Cette certification permettrait, entre autres, la pérennisation de l’exploitation à long terme des ressources marines polynésiennes, la préservation de l’environnement ainsi que la valorisation des produits de la pêche locale.

Afin de répondre à cette nécessité, le choix de l’écolabel s’est porté sur la certification Marine Stewardship Council (MSC) qui, parmi tous les écolabels disponibles sur le marché, répond le mieux aux exigences de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

En mai 2010, une étude de pré-évaluation a conclu que la filière pêche palangrière polynésienne avait effectivement toutes les chances d’obtenir cette certification pour deux espèces principales, le thon germon et le thon à nageoires jaunes, qui représentent à elles seules 90% des exportations locales. Suite à ces conclusions encourageantes, un appel à candidatures a permis en 2016 de désigner l’Organisme d’Evaluation de la Conformité (OEC) ME CERTIFICATION LIMITED comme maître d’ouvrage de ce projet afin d’auditer et de constituer le dossier de certification pour la Polynésie française.

Le 13 décembre dernier, ME CERTIFICATION LIMITED a officiellement annoncé le début de l’évaluation complète pour le thon germon (Thunnus alalunga) et le thon à nageoires jaunes (Thunnus albacares) de la filière pêche palangrière polynésienne sur le site internet du MSC. Cette annonce sera suivie par une visite et une enquête auprès des armements de la pêcherie palangrière locale dans le courant du mois de janvier. Une fois cet audit réalisé, l’OEC aura jusqu’à mars 2018 au plus tard pour remettre son rapport final et décider si la pêcherie palangrière au thon polynésienne est qualifiée pour obtenir cet écolabel.

La commission consultative de la pêche hauturière examine les premières licences de pêche professionnelle 2017

La commission consultative de la pêche hauturière examine les premières licences de pêche professionnelle 2017

Sous la présidence du ministre de la Relance économique et de l’économie bleue, Teva Rohfritsch, la première commission consultative de la pêche hauturière de l’année s’est tenue mardi après-midi. Après avoir dressé un bilan de l’année 2016, durant laquelle 46 licences de pêche professionnelle ont été attribuées, la commission a examiné 21 demandes de licences de pêche professionnelle dont 13 licences « projet » et 8 licences « apte à naviguer », concernant 7 thoniers, 2 bonitiers et 12 poti marara à Tahiti, Moorea, Raiatea, Maupiti, Makemo et Fatu Hiva.

Cette rencontre a également été l’occasion pour le ministre de faire un tour d’horizon de certains dossiers en cours et notamment de la venue, du 16 au 27 janvier, d’experts pour l’élaboration de la stratégie de développement de la pêche hauturière, avec également un audit auprès des armements de la pêcherie palangrière locale, entre le 16 et le 20 janvier, afin d’obtenir la certification de l’écolabel « Marine Stewardship Council » (MSC).

Le ministre a rappelé les aides financières octroyées au cours de l’année 2016 pour les secteurs de la pêche et de l’aquaculture et a aussi fait un point sur la défiscalisation qui permettra la construction de plusieurs navires au cours des deux prochaines années.

Les nacres de Raroia transférées dans le lagon de Takume ne sont pas malades

Les nacres de Raroia transférées dans le lagon de Takume ne sont pas malades

Fin septembre 2016, un groupe de perliculteurs de Takume, mené par Marcel Tuhiva-Ford, et accompagné par Anna Flores, maire déléguée de Raroia, a dénoncé le transfert sans autorisation de 2 000 nacres de Raroia vers Takume effectué par un perliculteur installé à Raroia. L’objectif était de réensemencer un stock d’huîtres sauvages suite à la réduction du collectage dans le lagon de Takume, et ce à la demande du conseiller spécial de Takume.

Face à cette situation, certains habitants de Takume ont soupçonné ces huîtres perlières d’être malades et susceptibles de contaminer toutes les nacres du lagon. Ces huîtres perlières ayant été retirées du lagon, les prélèvements par la Direction des ressources marines et minières (DRMM) n’ont pu être réalisés pour analyse. Cependant, afin de rassurer la population, la DRMM a alors pris l’initiative d’analyser les huîtres perlières localisées à proximité de la zone où les 2 000 nacres ont été installées. Des huîtres perlières d’élevage, qui pourraient être originaires de Raroia, ont également été collectées sur le site.

Les analyses effectués par les scientifiques de la DRMM ont particulièrement porté sur la recherche de facteurs d’origine infectieuse avec pour objectif l’identification d’agents pathogènes susceptibles de provoquer l’apparition de maladies et/ou de mortalité massive et anormale, tels que l’ADN bactérien de Vibrio harveyi et l’ADN viral de l’herpèsvirus de type 1 OsHV-1. Les techniques utilisées pour les analyses sont l’histologie, la bactériologie et la biologie moléculaire.

Les résultats de ces analyses ont révélé que les lots d’huîtres perlières collectés ne présentent aucun agent pathogène susceptible de provoquer des mortalités importantes et/ou de contaminer les autres cheptels de l’atoll de Takume. Le Gouvernement se réjouit de l’absence de contamination du lagon de Takume et rappelle les perliculteurs au respect strict des mesures de précautions d’usage. Une procédure de sanction administrative est en cours, conformément à la réglementation en vigueur.

La réforme réglementaire du secteur de la perliculture votée à Tarahoi

La réforme réglementaire du secteur de la perliculture votée à Tarahoi

Après avoir obtenu l’avis favorable du CESC (Conseil économique, social et culturel) le 13 octobre dernier, le ministre de la Relance économique et de l’économie bleue, Teva Rohfritsch, a présenté le projet de loi du Pays réglementant les activités professionnelles liées à la production et à la commercialisation des produits perliers et nacriers en Polynésie française, lors de la séance plénière de ce mardi à l’Assemblée de la Polynésie française.

Cette réforme est le fruit de plusieurs mois de concertation avec une large majorité des professionnels du secteur qui souhaitent désormais une application rapide de cette nouvelle réglementation.

L’un des principes fondateurs de la loi vise à permettre la traçabilité de la production de perles et de mieux assurer ainsi la gestion des écosystèmes des lagons des îles perlicoles.

Lorsque la loi sera promulguée, la priorité consistera en la mise en place du nouveau mode de gouvernance : création de comités de gestion décentralisés dans chaque île perlicole, et du conseil de la perliculture, qui sera chargé notamment de fixer le quota de production annuel, de veiller à l’état de santé des lagons, mais aussi d’émettre un avis sur les évolutions réglementaires ultérieures du conseil. Il proposera également les principales orientations en matière de production et de qualité des produits perliers, de politique de commercialisation et de promotion, et de recherche & développement.

le Gouvernement réaffirme sa volonté de réformer le secteur et répond à l’Autorité polynésienne de la concurrence

Perliculure : le Gouvernement réaffirme sa volonté de réformer le secteur et répond à l’Autorité polynésienne de la concurrence

Par communiqué de presse diffusé en début de soirée, le vendredi 9 décembre, l’APC (Autorité polynésienne de la concurrence) a exprimé un avis plutôt mitigé sur le projet de loi du Pays réglementant le secteur de la perliculture en Polynésie française, en soulevant notamment des délais courts de consultation et des dispositions réglementaires de nature à introduire des distorsions de concurrence.

Sur les délais de consultation, le Gouvernement a estimé plus opportun et judicieux de solliciter l’avis de l’APC sur un projet de loi le plus abouti possible. Il est rappelé que l’enjeu pour le Pays consistait à obtenir le plus large consensus des professionnels du secteur, et ensuite, celui des élus du Conseil économique, social et culturel, et des membres de la commission des ressources marines de l’Assemblée de la Polynésie française, qui se sont prononcés le 22 novembre dernier. Par ailleurs, du fait de la clôture de la session budgétaire de l’Assemblée de la Polynésie française, prévue le 13 décembre, il était primordial d’inscrire l’examen de ce texte au plus tard à la dernière séance plénière de l’APF, soit le 13 décembre. Certes les délais étaient courts, comme cela a pu l’être pour les élus de l’APF. Le Gouvernement se félicite que l’APC ait pu transmettre son avis dans les délais courts également.

Sur l’analyse concurrentielle, l’autorité s’interroge sur des dispositions de la loi du Pays, qui, selon elle, restreignent ou introduisent des distorsions de concurrence. Le Gouvernement souhaite réaffirmer que ses objectifs visent à maitriser le processus de production et de valorisation de la perle de Tahiti, dans une logique de développement durable et de préservation des lagons. Il rappelle que la réglementation actuellement en vigueur n’a pas permis de redresser le cours de la perle dont la valeur a été divisée par 10 en 25 ans, et que dans le même temps, la production a été multipliée par 25. Il faut par ailleurs constater que près d’un tiers des fermes perlicoles ont fermé sur les 8 dernières années et que les lagons polynésiens montrent des signes de détérioration avérés (cas du lagon de Takapoto).

L’approche de l’APC concernant la délivrance des autorisations administratives d’occupation temporaire du domaine public maritime est erronée. La nouvelle réglementation vient préciser les conditions de délivrance de ces autorisations et les procédures d’instruction, dans le but de replacer l’enjeu écologique de préservation durable des lagons et de la ressource au cœur des dispositions réglementaires.

L’encadrement des différents métiers de la perliculture ne vise pas, comme semble le penser l’autorité, à un contrôle approfondi des opérations et des transactions commerciales, mais à la promotion d’une professionnalisation du secteur avec des acteurs clairement identifiés, et à la mise en œuvre de la traçabilité des produits perliers. Il n’est en effet pas question pour le Pays de connaitre le détail des transactions commerciales qui relève du secret des affaires, toutefois, la déclaration des volumes de perle et leur origine est primordiale à la connaissance des flux. L’APC l’a d’ailleurs bien noté : aucune donnée sur les volumes de perles échangées localement n’est disponible.

Enfin, la proposition de l’APC de substituer le système d’autorisation à un système déclaratif pour alléger les procédures a bien été envisagé, mais elle ne permet pas d’aller jusqu’au retrait, même temporaire, du droit d’exercer des acteurs en situation d’infraction grave, ou de récidive.

Sur l’instauration des quotas de production, l’APC relève le manque de communication sur les règles de fixation des quotas de production. Il est regrettable que ce point n’ait pas été évoqué lors de l’audition des techniciens du Pays, par manque de temps semble-t-il. En effet, les techniciens n’ont pas été en mesure d’expliquer la formule mathématique retenue par les professionnels pour le calcul des quotas, lesquels sont proportionnels aux surfaces occupés. Ainsi, quel que soit la taille de l’exploitation, la règle s’appliquera équitablement à tous.

Sur la révision des règles de qualité des perles de culture, le projet de loi du Pays précise bien les espèces de nacre présentes en Polynésie française, et en son article LP 3. la définition de la « perle de culture de Tahiti », ainsi qu’aux articles LP 20 à 22 les critères généraux et additionnels de classification de la perle de culture de Tahiti. Il renvoie simplement le détail de la classification à un arrêté d’application pour éviter d’avoir à modifier la loi selon l’approche des marchés.

Il existe aujourd’hui plusieurs critères de classification qui diffèrent selon les acheteurs et les types de marché. En Polynésie française, la règlementation actuelle prévoit une classification selon les catégories Top Gem, A, B, C, D distinctes des perles non commercialisables considérées comme rebuts. A Hong Kong ou au Japon par exemple, on trouve une classification en triple A, ailleurs certains utilisent la classification des 5 S. Les producteurs locaux, lors des ventes aux enchères vont même jusqu’à affiner la classification locale en ajoutant des sous-critères, en indiquant une catégorie D1, D2 ou D- ou D+ par exemple. Il semble donc judicieux, et en réponse à la demande des professionnels, de ne pas figer la classification au niveau de la loi du Pays plus contraignante à modifier qu’un arrêté d’application, sachant qu’une éventuelle modification de la classification serait à l’initiative de ces mêmes professionnels.

Il semble utile, par ailleurs, de préciser que le projet de loi du Pays ouvre désormais la voie à la labellisation des produits perliers. Il peut être envisagé plusieurs labels : « la perle de Rikitea », avec pour critère principal une épaisseur nacrière supérieure à 0.8 mm, voire 1 mm, ou encore « la perle de Takume » notamment reconnue pour sa couleur particulière.

L’APC recommande que les pouvoirs publics maintiennent un contrôle de qualité strict. Ce positionnement est surprenant tant il parait réducteur en matière d’ouverture du secteur à la concurrence. Le Pays le réaffirme : le contrôle d’épaisseur nacrière reste ouvert à tous les producteurs qui en font la demande, et à titre gracieux, comme c’est le cas actuellement. Ensuite, il appartient au marché, et notamment aux acheteurs, de déterminer leur niveau d’exigence. L’expérience acquise par les marchés en matière d’évaluation de la qualité des produits est aujourd’hui incontestable.

Enfin, concernant la nouvelle gouvernance, la composition des comités de gestion, du conseil de la perliculture et du conseil de discipline, prévoit une large représentativité de tous les acteurs publics et privés du secteur, de manière à obtenir des propositions et recommandations objectives, équitables et transparentes. Il est rappelé le rôle consultatif et non décisionnaire de ces organes, à charge à l’autorité compétente de prendre ses responsabilités et fixer ses choix selon les propositions faites. S’il est prévu que le quota de production annuel puisse être fixé au moins un an à l’avance, c’est pour tenir compte du délai de production des produits perliers qui nécessite au minimum 12 à 18 mois pour que la perle soit formée, permettant ainsi aux producteurs d’organiser leurs récoltes. Le rôle du Conseil de la perliculture sera de proposer au Pays ce quota, qui sera fixé par un arrêté du Conseil des ministres. Les membres de ces organes consultatifs devront agir dans le sens de l’intérêt général et en toute objectivité et équité.

En conclusion, il semble que l’esprit du texte de loi ait échappé à l’autorité. Il n’est pas dans les intentions du Pays de renforcer inutilement la réglementation, mais bien de prendre en compte les nouveaux défis qui s’imposent à la collectivité en matière de gestion durable de ses ressources. Il est par ailleurs essentiel de rétablir la communication entre les différents acteurs du secteur. C’est dans cette perspective qu’il est proposé de mettre en place les instances locales et le conseil de la perliculture. Le développement de la filière perlicole est l’affaire de tous, professionnels et élus. Il est donc nécessaire pour le gouvernement d’entendre toutes les parties afin de lui permettre de prendre ses décisions en toute responsabilité.

Enfin, le Gouvernement a bien noté l’empressement de l’APC à publier son avis, ce qui réduit considérablement le temps de réaction du Pays. Il convient de rappeler que le Gouvernement est légitimement compétent pour proposer les réformes qu’il estime nécessaire à l’intérêt général. Il estime par ailleurs que l’autorité polynésienne de la concurrence est sortie de son cadre d’intervention en se positionnant sur les questions de commerce international ou en matière de démarche qualité de la perle, ces dispositions n’entrant pas dans le cadre de ses missions.

Perliculture et Aquaculture : les élus de Tarahoi favorables à la coopération entre le Pays et les organismes de Recherche et Développement

Perliculture et Aquaculture : les élus de Tarahoi favorables à la coopération entre le Pays et les organismes de Recherche et Développement

Le ministre de la Relance économique et de l’économie bleue, Teva Rohfritsch, a présenté, à l’Assemblée de la Polynésie française, six projets de délibération portant approbation de plusieurs conventions de coopération prévues sur une période de trois années.
Le Pays poursuit ses programmes de développement dans le secteur de la perliculture en favorisant la production d’huîtres perlières sélectionnées en vue de l’amélioration de la qualité de la perle. Le Pays et l’Ifremer collaborent sur des programmes de Recherche et Développement relatifs à l’amélioration et à la sélection des coquilles d’huîtres perlières originaires des atolls de Ahe et Takapoto, principaux sites de collectage en naissains sauvages et présentant des couleurs particulières.
Les conventions portent également sur la valorisation génétique des huîtres perlières de l’archipel des Gambier, sur les lignées sélectionnées et produites en écloserie, et sur la diversité génétique des huîtres perlières des différents archipels, notamment celles des Australes et des Marquises qui possèdent des caractères spécifiques et des capacités d’adaptation intéressantes.
De plus, afin d’assurer le développement d’une aquaculture durable, il est important de caractériser et d’évaluer plus finement la qualité des milieux de production et la santé des cheptels aquatiques en élevage. Dans ce cadre, des travaux seront effectués avec l’Ifremer, l’UPF (Université de la Polynésie Française) et l’IRCP (Institut des Récifs coralliens du Pacifique). Les programmes Recherche et Développement financés par le Pays se poursuivent afin de garantir un développement de filières aquacoles polynésiennes éco-responsables et durables.