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Le Plan de Gestion de l’Espace Maritime (PGEM)

PGEM Fakarava

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PGEM Fakarava livret

PGEM Moorea

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Carte PGEM Moorea
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PGEM Moorea livret
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Réglement PGA Moorea

Méthodologie

Le Service de la Pêche suit depuis 1999 un échantillon de pêcheurs lagonaires sur Tahiti, Moorea et sur Raiatea et Tahaa depuis 2002. Des fiches de pêche sont distribuées aux pêcheurs pour qu’ils y détaillent les jours et zones de pêche, les espèces pêchées et leur poids, les techniques de pêche utilisées et la destination des poissons pêchés.

Les données propres à Moorea ont été traitées spécifiquement en 2002. Cela permet d’avoir un bon aperçu de la pêcherie : espèces exploitées, zones fréquentées, effort de pêche déployé. C’est important de suivre l’activité de pêche dans le lagon de façon à pouvoir appréhender les menaces pesant sur la ressource du lagon et gérer de façon durable ce milieu source de revenus et de nourriture pour les habitants des îles.

Pour améliorer la gestion des ressources lagonaires exploitées, plusieurs réglementations existent. D’autres sont en projet comme un cahier des charges concernant l’aquaculture en cages, les concessions maritimes et la traçabilité des produits issus des nouvelles techniques de collecte et d’élevage de larves (filets de crête), l’accès à des concessions de collectage de naissain de bénitiers (technique mise au point par le service de la Pêche).

Les témoignages recueillis au Service de la Pêche montrent une diminution du volume des captures vraisemblablement corrélée à une ressource moins abondante. C’est le cas de Tikehau où la récolte de certaines espèces de poissons au moyen des parcs à poissons semble être environ 2 fois moindre qu’il y a 10 ans.

Il faut être prudent dans la gestion des ressources marines et ne pas considérer qu’elles sont inépuisables ; même l’éloignement des îles ou une faible population sur place ne suffit pas à garantir la pérénité de ces richesses, dans la mesure où les moyens de communication (avion ou bateau) et la facilité à organiser des circuits commerciaux simples (acheminement des produits frais par glacières) peuvent inciter à dépasser les seuils raisonnables d’exploitation. Ce qui ne posait pas de problème par le passé au niveau de la consommation par les habitants eux-mêmes, peut se révéler lourd de conséquences lorsqu’on "exporte" massivement les ressources d’un lagon vers d’autres îles (Tahiti principalement).

Au niveau des poissons exploités, il n’existe pour l’instant aucune réglementation sur la taille minimale de capture. On peut cependant noter que dans le cadre de la mise en place du PGEM de Moorea, la population de la commune associée de Papetoai a désigné une zone spéciale de pêche, dans laquelle les poissons pêchés doivent avoir une taille minimale, variable selon l’espèce, et quel que soit la technique de pêche utilisée.

Concernant plus particulièrement le corail, l’IFRECOR (Initiative Française pour les Récifs Coralliens) est une action nationale en faveur des récifs coralliens de l’Outre-mer qui fait partie de l’initiative internationale du même nom (ICRI) créée en 1995. Il existe en Polynésie française un comité local de l’IFRECOR qui finance et coordonne différentes opérations et mesures qui touchent les récifs de nos eaux.

Pour plus d’information :

- Site internet de l’IFRECOR

- Site internet du Service de l’urbanisme

Historique

Le lagon est un atout écologique et économique essentiel ; qu’il s’agisse du tourismes, des loisirs, ou de la pêche. La gestion de l’espace lagonaire devient une priorité avec la mise en chantier de plusieurs Plans de Gestion de l’Espace Maritime, y compris dans les îles éloignées (Ex : Fangatau/Fakahina).

Compte tenu de l’importance du débat en terme d’implications, vis-à-vis de la politique territoriale en matière de développement touristique, d’environnement et de pêche lagonaire notamment, le PGEM pionnier de Moorea a été validé officiellement le 22 octobre 2004 et celui de Bora-Bora n’a pas encore vu le jour.

Parallèlement, le PGEM de la commune de Fakarava a été lancé en début d’année 2003 et se trouve le premier soumis à enquête publique (juin et juillet 2003). D’autres communes, par la voix de leur conseil municipal, ont exprimé le souhait de lancer un PGEM ; il s’agit de Rangiroa (novembre 2003), Makemo (septembre 2003), Teva I Uta (juillet 2002), Taiarapu Ouest (octobre 2002), Anaa (mars 2003), et plus anciennement Papara (février 1993).

Chaque année, la prise de conscience populaire de l’importance de mettre en place des règles d’utilisation, de mise en valeur et de protection de l’espace marin se renforce. Elle se traduit par la volonté des populations insulaires de faire connaître officiellement leurs pratiques et leur vision de la préservation des lieux.